Militants (ou trolls) 2.0: arme de destruction massive

Imaginez un monde  où un groupe décidé se donnerait le mot pour attaquer ou défendre une opinion de façon massive et très ciblée

Ce monde existe, c’est le web version militantisme 2.0, et dans ses plus sombres traits le trollisme (j’aime les isthmes)

Deux exemples de ce militantisme de masse, mais très pointu, qui fait craquer les victimes de ces cyber-attaques:

> Presse citron, blog célèbre s’il en est, animé par Eric Dupin, est la cible de trolls depuis que l’auteur a décidé de se professionnaliser (ceci dit en passant je ne vois pas où est le problème): eric Dupin craque et ferme son blog pour cause d’inventaire.

Les vilains trolls ont gagné…enfin pour l’instant. Le combat en vaut il la chandelle…??

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> Autre exemple, plus noble et plus politique: le twitter Areva, qui est un occupé par un cybersquatteur dénoncant les pratiques d’Areva au Niger. L’influence de cet individu, semble t-il isolé, a été plutôt importante: communiqué de presse du réseau sortir du nucléaire; interview du cybersquatteur dans readwriteweb; puis la presse online et papier a repris l’information: lemonde.fr; lepost.fr; un dixit dans Liberation.fr; et enfin lemonde2 version papier et web

L’individu est isolé mais donne des idées. Je reprends avec intérêt la conclusion de Fabrice Epelboin qui a fait l’interview du twitter dAREVA dans Readwriteweb:

 » Si des milliers d’internautes s’y mettaient, ils auraient tôt fait de monopoliser les résultats de Google et de forcer, petit à petit, à plus de transparence. Sur le milliard d’internautes connectés aujourd’hui, cela ne représente pas grand monde.

Pour les entreprises, les Etats, les politiques et les lobbies pointés du doigt par ce nouveau type de militants, la gestion de crise risque d’être infiniment plus délicate qu’auparavant. La méthode forte est difficile à envisager (@areva se cache derrière un email jetable), le recours légal expose le plaignant à un buzz qu’il ne pourra jamais maitriser, et qui a toute les chances de porter sur l’affaire une attention internationale.

La transparence, et donc le minimum d’éthique qui va avec, semble être la seule voie possible. »

La victoire d’Obama a prouvé que la force de mobilisation politique online pouvait l’emporter. Néanmoins cette force était positive et contrôlée par l’Etat major du candidat. Même pour les vidéos qui attaquent l’adversaire.

Les deux exemples ci dessus montrent bien qu’une force online, organisée, disciplinée et concentrée sur un objectif précis, pourrait avoir des répercussions très fortes envers la cible attaquée.

Reste à savoir comment organiser cette mobilisation online

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20 novembre 2008. Étiquettes : , , , . Uncategorized.

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